Journées de La Brède : une 7e édition marquée par des débats suivis et appréciés
Samedi 10 octobre, le château de Montesquieu a accueilli la 7e édition des Journées de La Brède, organisée par la Ville autour d’un thème d’actualité : la Nation. Dans une salle comble, un public nombreux s’est retrouvé pour assister aux trois tables rondes et à la remise du Prix littéraire Montesquieu.
Comprendre les mutations du monde contemporain
Animées par Jean Petaux et programmées par Jérôme Coutou, les trois tables rondes ont exploré les enjeux de souveraineté, les rapports de force internationaux et la puissance du numérique.
Le philosophe Michel Onfray a ouvert les débats avec un entretien consacré à la Nation politique, à la souveraineté et à l’identité nationale. La deuxième table ronde, avec Olivier Costa (CNRS, CEVIPOF), Alain Wang et Nicolas Monceau, a abordé la place des nations face aux empires, de la Chine à la Turquie, ainsi que la capacité de l’Europe à défendre ses intérêts. Enfin, Jérôme Coutou, Mathieu Andro et Alain Wang ont échangé sur le pouvoir des grandes plateformes numériques, l’intelligence artificielle et les moyens de les encadrer.
Les nombreuses questions du public ont témoigné de l’intérêt suscité par ces sujets et nourri les échanges tout au long de la journée.
Le Prix littéraire Montesquieu, autre temps fort de la journée
La journée a également été marquée par la remise du Prix littéraire Montesquieu La Brède à Vanessa de Senarclens pour son premier ouvrage, La bibliothèque retrouvée : une enquête. À la croisée de l’histoire et de la recherche personnelle, le livre retrace le destin d’une bibliothèque de Poméranie dont les ouvrages ont été dispersés à travers l’Europe.
La remise du prix s’est déroulée en présence de représentants de la Ville de La Brède, de la librairie Mollat et de la Fondation Jacqueline de Chabannes, membres fondateurs du prix, ainsi que de membres du jury. La rencontre avec l’autrice s’est prolongée par une séance de dédicaces.
En clôture, le maire, Michel Dufranc, a souligné la nécessité d’une autorité publique capable d’encadrer les géants du numérique et de fixer des règles éthiques à l’échelle internationale. Une réflexion en écho à cette formule de Montesquieu : « Il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. »
Retrouvez la restitution écrite des échanges sur https://www.labrede-montesquieu.fr/evenements/les-journees-de-la-brede/







































